Motion CGT - CFDT du 22 mars 2011

Dans notre département, tous les hôpitaux publics, les établissements privés associatifs, les structures médico-sociales et sociales sont au cœur de la tourmente.

Menaces et injonctions de restructurations, disparitions d’activités médicales et fermetures se multiplient, le tout sur fond de disparition d’emplois et de diminution de moyens budgétaires.

Pas un établissement du Finistère n’est épargné. C’est la Fusion Brest Carhaix ; le rapprochement entre le CHU et Landerneau et Morlaix. C’est la mise en place du GCS de Cornouailles. Ces orientations sont la conséquence des politiques de démantèlement des services publics conduites notamment par la Révision Générale des Politiques Publiques, et de la maîtrise comptable des dépenses de santé. Ces choix rendent difficiles voire dangereuses les conditions de travail et de vie de chaque salarié et de leur famille.

Les conditions de travail sont dramatiques en termes d’impact sur la santé des professionnels de nos secteurs. Pour les personnels du Public, du Privé, du sanitaire, du social, du médico-social, c’est le ras le bol qui s’exprime : problèmes d'effectif, turn-over, multiplication des tâches, manque de reconnaissance professionnelle, difficultés d’exercer correctement son métier, sentiment de travail bâclé, manque du temps pour prendre en charge chaque patient et sa famille, peu de possibilités de s'exprimer sur ses difficultés face à la souffrance, à la violence, à la mort.

Pour ne prendre qu’un seul exemple dans la FPH, nos collègues qui siègent dans les Commissions de réforme témoignent des conséquences dramatiques de l’intensification du travail, nous connaissons tous des salarié(es), de plus en plus jeunes, frappés par les TMS dans nos secteurs professionnels.

Au nom de l’orthodoxie comptable, on supprime missions et service sans évaluer les conséquences pour les salariés et le coût social pour les usagers. Ne prenons que l’exemple allogreffes pédiatriques au CHU de Brest.

L’actualité le démontre régulièrement, on ne supprime pas impunément des lits ou des activités dans les établissements sanitaires et sociaux. Pour nos organisations syndicales, derrière les chiffres, il y a des patients en attente de soins ou de prise en charge…

Cette politique va aussi contraindre de nombreuses personnes à renoncer à tous soins ou accompagnements. Faire preuve de responsabilité, avoir une vision politique c’est mesurer les conséquences de ses décisions et imaginer immédiatement d’autres systèmes pour qu’il n’y ait pas de rupture.

La CGT et la CFDT militent pour un progrès social profitable à toutes et tous, Pour nous, le Service Public de Santé et d’Action Sociale n’est ni un concept, ni l’héritage d’un passé … dépassé ! Il est le mode d’organisation que les sociétés ont choisi depuis toujours pour s’organiser collectivement, dans la recherche du bien être, de l’intérêt de tous ; bref, pour assurer la cohésion sociale. Le tout sur fond de financement solidaire de la protection sociale.

 

 

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